28/04/2006

A la découverte de Zakopane, la station de montagne la plus réputée de Pologne

Si la majeure partie de son territoire est située à une faible altitude, la Pologne dispose, au sud, d'un massif montagneux de type alpin, les Tatras (chaîne des Carpates), qu'elle partage avec la Slovaquie voisine.

Les Tatras abritent le plus haut sommet de Pologne, le mont Rysy qui atteint 2 499 mètres, un parc national et la station de sports d'hiver de Zakopane.

Cette ville s'est développée au cours du XVIIIème siècle, grâce à la fonderie située dans la vallée de Kulnice qui utilisait le minerai de fer extrait dans la région. 

Au siècle suivant, Zakopane commença à être reconnue pour les activités touristiques et les cures.

Dès le milieu du XIXème siècle, l'abbé Josef STOLARCZYK favorisa l'essor du tourisme en incitant les habitants à louer des chambres aux visiteurs et à construire des chalets destinés aux villégiateurs.

Les personnalités, les notables, les intellectuels polonais prirent l'habitude de séjourner à Zakopane. Ainsi, fleurirent de nombreuses maisons en bois dans ce qui devint "le style de Zakopane".

Le docteur Tytus CHALUBINSKI joua également un grand rôle dans le développement de la cité. 

Le premier hôtel apparut en 1885 et la ville fut desservi par le chemin de fer dès 1899.

Depuis un siècle et demi, Zakopane est devenue la station de montagne la plus réputée de Pologne, où se croisent vacanciers polonais et étrangers, amateurs de ski et de randonnée, anonymes et célébrités du monde des arts, de la politique ou des affaires.

Outre les églises et les maisons en bois, la découverte de la rue Krupowki est particulièrement recommandée. C'est la principale artère piétonne qui rassemble la plupart des commerces et des restaurants et dont l'ambiance est marquée par les nombreux musiciens et les paysans vendant des produits du terroir, dont le fameux oscypek, un fromage de brebis sculpté et délicatement fumé.

La ville dispose d'un domaine skiable de plusieurs dizaines de kilomètres, accessible par environ 50 remontées mécaniques. Un téléphérique permet d'accèder au sommet du mont Kasprowy Wierch, depuis lequel le panorama est magnifique.

En préférant le logement chez l'habitant, largement pratiqué, vous découvrirez la chaleureuse hospitalité des montagnards des Tatras, qui occupera une place importante dans vos souvenirs, aux côtés des remarquables édifices en bois et des beaux paysages d'une nature préservée.

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26/04/2006

La Pologne face à l'accident de Tchernobyl

En ce jour de 20ème anniversaire de l'accident intervenu au sein de la centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine, alors que l'attitude des autorités françaises de l'époque est fortement critiquée, il est intéressant d'évoquer les mesures prises par la Pologne pour limiter les effects nocifs du nuage radioactif qui a survolé une partie de son territoire.

L'explosion du réacteur n°4 de la centrale soviétique de Tchernobyl entraîna le rejet dans l'air d'une importante quantité d'iode 131 susceptible d'être inhalé ou ingéré par les êtres humains. Or, l'iode 131 a comme propriété de passer du sang à la thyroïde où il se fixe.

Les autorités de la République Populaire de Pologne réagirent très rapidement et firent administrer de l'iode stable (iodure de potassium) à dix millions d'enfants (jusqu'à 16 ans) dans les premiers jours qui suivirent l'accident. L'objectif était de saturer la thyroïde d'iode non radioactif afin d'empêcher l'iode 131 de s'accumuler dans la glande.  D'après l'analyse de l'expérience polonaise, il y aurait eu moins d'un cas d'effets secondaires graves imputables à l'iode sur un million chez les adultes et moins d'un cas sur dix millions chez les enfants bénéficiaires du programme.

L'accident de Tchernobyl eut un fort impact sur l'opinion publique. En 1990, le premier gouvernement polonais non communiste décida de mettre fin à la construction d'une centrale électrique nucléaire à Zarnowiec, sur le littoral de la mer Baltique. Ainsi, la Pologne resta dépourvue d'installation nucléaire, alors que la plupart des pays voisins (Lituanie, République tchèque, Slovaquie, Ukraine...). disposent de centrales atomiques.

18:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Europe

21/04/2006

A la découverte de FSO, le constructeur automobile polonais

Apparu en 1948, aux lendemains de la seconde guerre mondiale, dans une Pologne en pleine reconstruction qui était devenue une démocratie populaire, Fabryka Samochodow Osobowy (FSO) voit désormais son horizon s'éclaircir, après avoir connu de grosses difficultés suite notamment à la faillite du coréen DAEWOO MOTOR, son ancien actionnaire de référence.

En effet, l'ukrainien AvtoZAZ est devenu, l'an dernier, un important actionnaire de la société, une partie non négligeable des automobiles produites par FSO étant d'ailleurs exportée en Ukraine.

Les autorités de l'époque considérant l'automobile comme un secteur important de l'économie socialiste en devenir, Varsovie accueillit une usine de fabrication d'automobiles dénommée FSO.

Les années 1950 furent marquées par la Warszawa, l'unique modèle produit par FSO. Peu de polonais eurent accès à ce véhicule, compte tenu des délais de livraison et du prix de vente relativement élevé par rapport au pouvoir d'achat moyen.

Durant les années 1960, des unités de production furent implantées dans plusieurs villes de province telles que Nysa ou Elblag. Cette décennie vit apparaître différents modèles, les plus répandus étant la Syrena, la 125p et la Polonez.

Au cours des années 1970, le modèle Polonez fut développé avec plusieurs versions, dont un break, et fut exporté notamment en Europe occidentale.

Les années 1980 permirent à un coupé assez confidentiel d'être fabriqué à quelques centaines d'exemplaires.

Après la transition démocratique de 1989 et le passage à l'économie de marché, la Polonez fut restylée, modernisée et rebaptisée Caro, avec des moteurs essence plus performants et une motorisation diesel provenant de chez Peugeot. 

FSO connut un véritable tournant dans son histoire au milieu des années 1990, avec l'entrée au capital du constructeur coréen DAEWOO MOTOR.

Outre des capitaux, l'investisseur apporta sa technologie et FSO produisit alors de nombreux modèles : Matiz, Lanos, Leganza... Grâce à cette implantation locale et au réseau FSO, DAEWOO devint rapidement l'un des leaders du marché automobile polonais.

La fin des années 1990 fut très difficile pour FSO avec, d'une part, une chute des ventes sur un marché automobile polonais particulièrement morose et, d'autre part, la faillite de DAEWOO.

La situation fut particulièrement préoccupante lorsque GENERAL MOTORS annonça la reprise de DAEWOO MOTOR, à l'exclusion de FSO. L'entreprise fut alors sauvée de la liquidation grâce à l'implication financière de l'Etat polonais.

Même si son épilogue faillit être funeste pour la société, l'épisode coréen permit la modernisation de l'entreprise, qui dispose de machines performantes et fabrique des modèles de technologie récente.

Depuis 2005, l'ukrainien AvtoZAZ détient près de 20% du capital de FSO. Si la question financière n'est plus cruciale, il reste à concevoir une stratégie susceptible d'assurer l'avenir de l'entreprise avec sans doute la conception de nouveaux modèles permettant de disposer d'une offre commercialement attractive.

16/04/2006

L'économie polonaise reste dynamique

Après un ralentissement en 2005 avec une croissance du PIB de 3,2% selon l'Office central des statistiques (GUS), l'économie polonaise devrait connaître une expansion plus soutenue en 2006, avec une prévision de croissance de 4,3% alimentée, selon le gouvernement, par le dynamisme des investissements et de la consommation des ménages.

Les investissements pourraient augmenter de 8,7%, les entreprises polonaises étant en capacité financière d'investir et le soutien des fonds européens pouvant permettre de réaliser différents projets.

Il est prévu une progression de 3,7% de la consommation des particuliers, sous l'effet de la baisse attendue du chômage et de l'amélioration prévisible du pouvoir d'achat grâce à la hausse des salaires et des retraites ainsi qu'à l'impact des aides sociales prévues par le gouvernement social-conservateur de M. MARCINKIEWICZ.

L'inflation, qui a été de 2,1% en 2005, devrait rester modérée au cours de cette année.

Ces derniers mois, la Banque Nationale de Pologne (NBP) a fortement baissé les taux d'intérêt, le taux de référence atteignant un plancher historique à 4,25%. En 2005, le zloty, la monnaie nationale, s'est apprécié par rapport à l'euro.

L'attractivité économique de la Pologne se confirmant, les investissements directs étrangers devraient rester à un niveau élevé en 2006, se situant entre 4 et 5 milliards d'euros. Par contre, les privatisations pourraient ralentir, considérant les réticences de certains membres du parti PiS au pouvoir et celles des populistes dont les voix sont nécessaires au gouvernement social-conservateur minoritaire. Dans les secteurs des postes, du pétrole et du gaz, des mines, plusieurs grandes entreprises majoritairement contrôlées par l'Etat et considérées comme stratégiques ne devraient pas être privatisées.

D'après le gouvernement polonais, le déficit public diminuerait légèrement à -2,6% (en incluant les fonds de pension), l'endettement public progressant pour atteindre 45% du PIB. 

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15/04/2006

Renouvellement et modernisation des matériels de l'armée polonaise

 

Cette année, l'armée polonaise devrait bénéficier d'un budget de 3,71 milliards de zlotys (un peu moins d'un milliard d'euros), en augmentation de 6,5% par rapport à l'an dernier, pour l'acquisition de matériels militaires.

Ainsi, les forces armées devraient recevoir en dotation :

- 8 avions de chasse américains de type F 16,

- 144 transporteurs blindés de conception finlandaise,

- 32 lance-missiles Spike de technologie israélienne, accompagnés de 200 missiles.

Ces achats de matériels ont notamment pour vocation de contribuer à l'amélioration des capacités de transport, des systèmes de commandement et de l'interopérabilité des systèmes de détection et de combat électronique avec ceux de l'OTAN.

08:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Europe

14/04/2006

Quo vadis Polonia ?

Depuis son investiture à l'automne 2005, le gouvernement minoritaire du social-conservateur Kazimierz MARCINKIEWICZ rencontre des difficultés dans la conduite de son action, étant tributaire des voix des populistes d'Autodéfense de la République de Pologne (Samoobrona RP) et des nationalistes de la Ligue des familles polonaises (LPR). 

Ainsi, l'incertitude a longtemps prévalu s'agissant de l'adoption du budget 2006, finalement obtenue grâce au renfort des voix des députés de Samoobrona RP, de la LPR et du Parti paysan (PSL).

Début février, un pacte était conclu entre le PiS, Samoobrona RP et la LPR pour une durée d'un an, cette alliance devant permettre au gouvernement de M. MARCINKIEWICZ de disposer du soutien de 248 députés sur 460. Cet accord parachevait la rupture entre les sociaux-conservateurs du PiS et les libéraux de la Plateforme civique (PO) qui avaient pourtant annoncé avant les législatives de l'an dernier qu'ils formeraient une coalition gouvernementale en cas de victoire électorale.

Courant mars, considérant l'attitude de surenchère de Samoobrona RP et de la LPR, face aux problèmes de mise en oeuvre opérationnelle du pacte, le parti social-conservateur PiS réclamait l'organisation d'élections législatives anticipées. Toutefois, la dissolution de la Diète (chambre basse du Parlement) ne pouvant être adoptée qu'à la majorité des 2/3, l'approbation des libéraux de PO était indispensable. PO ayant conditionné un éventuel vote favorable à l'adoption d'un mode de scrutin uninominal majoritaire, le refus opposé par le Président de la République Lech KACZYNSKI à une telle réforme a été suivi par un rejet de la motion du PiS sur la dissolution de la Diète (206 voix pour, 236 contre et 6 abstentions).

Ces derniers jours, des discussions ont eu lieu entre les sociaux-conservateurs du PiS et les populistes de Samobroona et il semblerait que les deux formations soient désormais sur le point de conclure un accord de coalition gouvernementale. Cet accord serait ensuite élargi à une troisième formation afin de pouvoir réunir une majorité parlementaire. Le dernier partenaire pourrait être le parti nationaliste LPR ou le parti paysan PSL.

L'équipe gouvernementale devrait être remaniée, avec un possible maintien de M. MARCINKIEWICZ dans ses fonctions de Premier ministre et la probable nomination de M. LEPPER, le leader de Samoobrona, qui réclame un poste de vice-Premier ministre. Cette perspective pourrait inquiéter certains membres actuels du gouvernement, notamment Mme GILOWSKA, vice-Premier ministre et ministre des finances et M. MELLER, ministre des affaires étrangères, deux personnalités modérées et reconnues pour leur compétence.

La coalition qui devrait voir le jour en Pologne suscite bien des interrogations, qu'il s'agisse de sa cohérence, de ses orientations sur le plan sociétal, économique, monétaire, social et européen, mais également de sa pérennité...     Quo vadis Polonia ?

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